Ibid,, ibid.^ cap. vni
Ainsi, Cl la volonté a été créée bonne, mais muable, parce qu'elle a été tirée du néant : c*est pourquoi, eUe peut se détourner du bien et du mal ; mais elle n'a besoin pour le mal que de son libre arbitre et ne saurait faire le bien sans le secours de la grâce K p
« Diefu effectivement a donné le libre arbitre à la nature intelligente, à condition que si elle vehait à aban* dontter Dieu, source de sa béatitude, elle tomberait aussitôt dans la plus profonde misère... Sans doute, le mal B*eût jamais été, si la nature muable, . quoique bonne et créée par le Dieu suprême et immuablement bon qui a fait bonnes toutes ses œuvres, ne s'était ellemême rendue mauvaise par le péché ^. Mais il est conforme à la divine justice, que qui a perdu volontairement ce qu'il a dû aimer,^^ perde avec douleur ce qu'il a aîmé, sans que le créateur des natures cesse d'être loué en tous lieux. Car la nature est encore bonne qui gémit sur un bien perdu ; si en effet il n'était resté rien de bon dans la nature, il n'y aurait dans la peine aucune douleur du bien perdu ^. n
Le mal vient donc du libre arbitre. Rien n'oblige rame à obéir à la passion que l'impulsion même de la volonté. De là le mal.
11 y a en effet deux libertés. La première consiste à se déterminer. C'est là une liberté supérieure. La seconde consiste à choisir entre le bien et le mal. Et telle est la liberté de l'homme et surtout de l'homme déchu.
Selon Julien, le libre arbitre ne serait que le pouvoir de