De Genesi ad Lilteram, lib. VIU, cap. xiv
pécher ou de ne pécher pas, c'est-à-dire la faculté de choisir entre le bien et le mal *.
Augustin remarque que <c définir te libre arbitre le pouvoir de pécher ou de ne pas pécher , c'est Atcr le libre arbitrée Dieu i^ui ne peut pécher; aux Baifits qui ne pourront pécher dans le ciel:. » • u Vous- prétendez, répond-il à Julien, que rhomme est libve de pécher ou de ne pas pécher, et qu'il est en cela l'image de Dieu, comme si la liberté dé pécher faisait partie deiTessènce divine! » «Ne dcvee-^vous pas cotSfH^ndre qu'il y a une heureuse nécessité qui empêche nieu d'ètre^în-
jUSte'^? » ' f î :' '
Augustin définit donc ta volonté a un mouvemetit de l'âme, qui en dehors de toute contrainte, se porte vers quelque chose qu'elle ne veut pas perdre^ ou qu'elle veut obtenir. 1) oc Vàiunias est animi motus ^ cogente ntillo, ad aiiçuid vei non amittendumi^ veJ ^dipis-
Conséquefmment, il définit le péché tk la voloDté^e retenir ou d'obtenir ce que la justice défend, el dont on est libre de s'abstenir. » c Peocatnm est volnû/as rettnendi vel ôùnsëquendi quodjustitia vetat, etumfe liherum est ab^inere *. »
« QuiconqKie, conclut Augustin, descendant dans le secret de sa oonseience, consultera les lois divines que nous tenons de la naturcy et les oonsi^rant dans les
I. Opm imperfectum eomirigxMimwm y Mli»;VI, rapi. x. 2 Ibid,^ lib. V, cap, xxxiil ; llb. VI , cap. x. Cf. De Satura ri (ira* tia ronlia Ptilagium, cap. XLVI, xtvii.