‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 273 sur 539 · IhUI,, cap. XI · texte numérisé non relu

IhUI,, cap. XI

D£ L\ LIBlilRrÉ KT DU 51AL. 421

profoudeurs de l'âme où elles apparaissent avec une vive lumière, reconnaîtra pour vraies ces deux définitions de la volonté et du péché, y trouvera une raison sommaire, mais inviolable et décisive, de condamner sans hésitation toute Thérésie des Manichéens '. »

a; U;cs<; si incontestable quele péché est un mal qui vient delà volonté, qu*iln'y a aucunement péché, là où il ii'y^a pas volonté... De toute nécessité, il faut nier qu'il yài^'Péché, ou avouer qu'il est le fruit delà volonté\:d Réciproqtienient, KceluMà n*est digne ni de supph^;< ai de blàmo^ qui veut ce^que la justice ne défend pas de vouloir, ou qui ne fait pas ce qu'il ne peut pasifaire*.' Yottà'une vérité pour 1 éclaircissement de laquelle OQ D'ti aucun besoin d'approfoodir les raisonnements des livrés. C'est ce q4ie les pasteurs célèbrent sur les montagnes, les poètes sur les théâtres, les ignorants daQS leurs assemblées^ les savants dans les bibliothèques, les maîtres dans les écoles, les évoques dans les lieux sacrés, et oeque le genre humain annonce dans tout l'univers^. »

Et Augustin développe avec complaisance les deux preuves de la liberté qui se tirent : 1"* du sentiment intérieur que nous en avons; 2" des absurdités qui suivraient, si nous venions à nier le libre arbitre. Effectivement, qu'on imagine telle hypothèse que Ton voudra. L'expérience de chaque jour, aussi bien que la conscience, témoigne que l'homme est libre et que du mauvais usage de la liberté, vient le péché.

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