De Vcra Religioue, cap. xiv
li. De Duabus ÀHimabn:^, c/c, cap. xi.
iL Supposez un homme, qui, dans une intention de tromperie, sachant quel usage un autre homme fera de sa main pendant son sommeil , s'est endormi à dessein et a même bu plus qu'à Tordinaire, afin de ne pas s*éveiller ; pensez^vous que son sommeil lui doÎTe être une preuve d'innocence?... Ou encore, que cet homme, trompant un autre homme par un semblant de défense, se laisse volontairement charger de chaînes; acoordera-t-on que ces liens empêchent sa culpabilité?;.. Comment douter, au contraire, que dans les deux oas cet homme ne soit justement réputé coupable ? Gela suffit pour soutenir que c*est dans la volonté que glt le péché. El c'est ce qui &e trouve confirmé par ce fait qu'aux yeux de la justice c*est assez pour être coupable d'avoir eu seulement le mauvais vouloir, alors même que ce mauvais vouloir n'aurait pu être suivi d'efiet^..
Personne , aussi bien , ne songera à contester que tout homme sait qu'il vit, personne non plus que tout homme saitqu'il veut vivre. Mais si c'est Ik une vérité consentie par leg^nre humain, notre volonté nous est aussi connue que notre vie ^ »
Serait-œ dono qu'il faudrait admettre en nous' deux volontés, une volonté bonne et une volonté mauvaise ? Nullement. Car on renouvellerait de la sorte les coupables erreurs des Manichéens.
a Puissent s'évanouir de votre face , Seigneur , comme de vains parleurs et des séducteurs de r&me, ceux qui, remarquant en nous deux volontés dans la déUbération, ont cru qu'il y avait en nous deux na-