‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 287 sur 539 · De Gfneii ad Litteram, lib. VU, cap. XXTI · texte numérisé non relu

De Gfneii ad Litteram, lib. VU, cap. XXTI

Mais tel est raveuglement de certains hommes, a qu'ils disent en quelque manière au Créateur : Tu nous a faits hommes; mais c'est nous-mômes qui nous sommes faits justes. Ils déclarent la nature humaine libre, afin de ne point chercher de Libérateur; ils la proclament sauvée, afin de rendre le Sauveur superflu. Ils ont de notre nature et de sa puissance une si haute idée, qu'ils prétendent qu'avec les forces qu'elle a une fois reçues à l'origine de sa création, elle peut, par son libre arbitre et sans aucun secours ultérieur de la grâce de celui qui l'a créée, dompter et étouffer toutes ses passions, surmonter toutes ses tentations ^ v

Insensés qui ne voient pas que loin que le libre arbitre soit étouffé par la grâce , il n'y a pas sans la grâce de Ubre arbitre qui puisse produire la vertu !

Esprits prévenus qui ne comprennent point « que Dieu couronne ses dons en couronnant le mérite de ses serviteurs ! » « Si ergo Dei dona sunt bona mérita tua , non Detis coronat mérita tua tanquam mérita tua^ sed tanquam dona sua ^. »

1 . £p/jfo/aGLXXVn, Innocentio (416). Cf. EpUtola CIAXIX, Jowmi

episcopo Jerosolymitano (A16),

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