‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 323 sur 539 · De Libero Àrbitrio, lib. IH , cap. vu · texte numérisé non relu

De Libero Àrbitrio, lib. IH , cap. vu

SOUS les étreintes du malheur, se sont donné la mort. Car « il parait assez que celui qui choisit de ne pas être, à vrai dire, ne fait aucun choix... Allons au fond des choses, et nous reconnaîtrons que si quelques hommes désirent mourir, ce n'est point le néant qu'ils cherchent dans la mort, mais le. repos. Ainsi, tandis que leur intelligence se trompe et se porte au néant, c'est simplement au repos qu'aspire la nature, c'est-à-dire à un plus haut degré d'être *. »

C'est là effectivement une seconde déterminatioû de la vie heureuse. Tous les hommes veulent l'être, et tous aussi veulent la paix ^. Mais plus l'être se trouve dans la paix, et plus l'être est.

Cela posé, qui ne comprend « que cet être est surtout, qui est toujours de la même manière, qui persiste toujours semblable à soi-même, qui ne peut être corrompu ou changé dans ses parties, qui n'est point soumis au temps, qui ne peut pas être aujourd'hui autre qu'il était hier? Voilà sans contredit l'être qui est vraiment ^. »

Or, cet être le plus être, est précisément le bien qui est le plus le bien, ou, pour parler exactement, le bien qui seul est bien, en un mot, le bien, a On dit en effet d'un homme qu'il est bon; d'un champ qu'il est bon; d'une maison, qu'elle est bonne; d'un animal qu'il est bon ; d'un arbre qu'il est bon ; d'un corps qu'il est bon, et d'une âme qu'elle est bonne; et chaque fois on dit

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