‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 326 sur 539 · Ibid, lib. 11, cap. xiv-3tv · texte numérisé non relu

Ibid, lib. 11, cap. xiv-3tv

C'est cette vérité, qui est Dieu même, que nous poursuivons, même à notre insu *. C'est cette vérité qui, par excellence, est notre bien.

En effet, ne perdons pas de vue la nature humaine.

« Peut-on affirmer que le souverain bien, ou une partie quelconque du souverain bien, se trouve dans le corps? Évidemment, non. Mais alors il ne reste que l'Ame et Dieu, et il faut que le souverain bien soit dans l'un ou dans Tautre, ou dans les deux à la fois. Que si on nie que le souverain bien soit dans Tâme comme on a nié qu'il soit dans le corps, que se présente-t-il si ce n'est Dieu, où se trouve fondé le souverain bien de l'homme?... Là est le repos auquel Thomme aspire: là règne la sécurité dans la joie , là une volonté droite goûte des plaisirs sans mélange ^. »

Oui, « telle est la beauté de la justice, tel est l'agrément de la lumière éternelle, c'est-à-dire de l'immuable vérité et sagesse, qu'alors même qu'on ne pourrait subsister en elle qu'un seul jour, pour cela seul, on aurait raison de mépriser d'innombrables années de cette vie pleine de délices et toute l'abondance des biens temporels '. »

En conséquence , c'est vers Dieu que l'âme doit se tourner; c'est en Dieu qu'elle doit chercher la vie heureuse ; a c'est uniquement à la vie, qu'elle passe en Dieu et qu'elle tient de Dieu , qu'il lui faut rap-

1. Voy. ci'deasus, liv. 1, chap. m, 1. De r Existence de Dieu^ el n. De la Nature de Dieu.

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