De Libero Àrbilrio, lib. 111 , cap. zi
porter tous ses autres légitimes et raisonnables désirs ^ï) « Nous sommes le temple de Dieu, conclut saint Augustin , tous ensemble comme chacun en particulier (I Cor.^ m, 16, 17). Quand notre cœur est élevé vers Dieu, il est son autel. C'est uniquement en le servant que nous pouvons devenir heureux... Le souverain bien, en effet, dont la recherche a tant divisé les philosophes, n'est autre chose que l'union avec Dieu; c'est en le saisissant, si on peut ainsi dire, par un embrassement spirituel que Tâme devient féconde en véritables vertus ^. »
Qui s'attache à Dieu, possède avec le souverain bien la vie éternelle ; qui s'en éloigne, va au. souverain mal, c'e.'-t-à-dire à la mort éternelle *. « Les degrés par lesquels nous nous élevons jusqu'à Dieu sont nos affections; le chemin est notre volonté. En aimant Dieu, l'âme monte; en le négligeant, elle descend. Même sur la terre, c'est être dans le ciel que d'aimer Dieu *. »
En résumé, ce tous les hommes aiment le bonheur; mais ils se montrent pervers en voulant être méchants et en ne voulant pas être malheureux, et tandis que la méchanceté a pour compagne inséparable le malheur, les pervers non-seulement veulent être méchants et ne veulent pas être malheureux, ce qui est impossible; mais encore ils veulent être méchants, précisément afin de ne pas être malheureux ^ »