De Civitate Dei, lib. XIV, cap. xiii
dant sa force, il tombe de nécessité encore plus bas *.
li y a, en effet, pour l*homme, plusieurs sortes de biens. « Les vertus qui le font bien vivre, sont de grands biens; les corps sans lesquels ii peut bien vivre, sont de moindres biens; quant aux puissances de Tâme sans lesquelles il ne peut bien vivre, elles sont des biens moyens. Personne n'use mal des vertus : mais il n'en va pas 'ainsi des autres biens, c'est-à-dire des moindres biens et des biens moyens ; chacun peut en user, nonseulement bien, mais mal... Delà soile, la volonté pèche, qui se détourne du bien immuable et commun pour se tourner vers son propre bien, ou vers un bien extérieur, ou vers un bien inférieur *. »
Or, conclut Augustin, c'est l'orgueil qui dévoie la volonté et corrompt toutes les vertus, comme le prouve l'exemple des païens '.
Cependant, de même que l'orgueil produit, par une volonté déréglée, le mauvais amour ou la concupiscence ; l'humilité, par une volonté droite, engendre le bon amour ou la vertu.
u La vertu peut être définie un état de l'âme, réglé d'après la nature et la raison. Elle a d'ailleurs ses parties, d'où résulte l'honnête, ainsi que Cicéron l'a remarqué (L. II, De Inventione^ De Officiis. L. 1). Ces parties sont au nombre de quatre. Ce sont la prudence, la force, la tempérance, la justice *. »