Voy. ci-dessus, liv. 1, chap. i, Ul. Des ?îombres
Il ne s'occupe du salut de son corps que pour ne point souffrir d'empêchement, et il ramène toutes ses actions à l'utilité du prochain, qu'il lui a été ordonné d'aimer comme lui-même, à cause du lien naturel du droit commun. C'est là, assurément, un grand homme et un homme vraiment homme *. »
<c En conséquence, ne plaçons nos joies ni dans la volupté charnelle, ni dans les honneurs et les louanges des hommes, ni dans la recherche des objets extérieurs qui touchent le corps; mais ayons Dieu au plus intime de notre être ; c'est en lui que se trouve avec certitude et d'une manière immuable tout ce que nous aimons ^. » En un mot, pratiquons la charité. Or, oc la charité, c'est l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi-même, tandis que la cupidité est l'amour de soi-même jusqu'au mépris de Dieu ^. »
Quoi plus ! « L'homme de bien, dans les fers, est libre, au lieu que le méchant est esclave jusque sur le trône ^ et il n'est pas esclave d'un seul homme, mais il a autant de maîtres que de vices ^ » Car « une âme adonnée aux voluptés temporelles est toujours brûlante de désir, elle ne peut être rassasiée ; distraite par de tumultueuses et maladives pensées, il ne lui est pas donné de voir le bien qui est simple ^. Elle ressent la peine terrible du remords ^. Aussi bien, amassez toutes