Enarratio in Psalmum XLY
les folles joies, Topulence, les honneurs, les débauches, les spectacles, les impuretés et les fornications, ce ne sont pas là des joies; mais, telles quelles, un petit accès de fièvre suffit pour en frustrer celui qui les possède et pour lui ravir, encore vivant, toute cette fausse félicité. Que lui reste-t-il? une conscience vide de bonnes œuvres et blessée, qui sentira la justice de Dieu, dont elle n*a pas voulu accepter la loi, et qui trouvera un maître 6évèi*e dans celui qu'elle a refusé d'honorer et de chérir comme un tendre père ' . »
Allons au dernier terme des choses ; la concupiscence est la mort de Tâme.
a Le faste de Torgueil, les charmes de la volupté, le venin de la curiosité sont les mouvements d'une âme morte ; car elle ne meurt pas assez pour être privée de toute espèce de mouvement; elle meurt parce qu'elle s'éloigne de la source de vie, parce qu'elle est entraînée par le siècle et qu'elle se conforme à lui ^. »
De là pour l'âme cette mort, qu'Augustin appelle la seconde mort, c'est-à-dire la mort éternelle '. Et qu'on ne se récrie pas sur l'injustice qu'il semble y avoir à punir les péchés, si grands qu'ils soient, de cette courte vie, par un supplice éternel. <c Comme si jamais aucune loi avait proportionné la durée de la peine à celle du crime!... De même que les lois humaines ne rendent jamais l'homme frappé du supplice capital à la société, ainsi les lois divines ne rappellent jamais le