‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 339 sur 539 · De Genesi contra ManichxM^ lib. 1 , cap. xx · texte numérisé non relu

De Genesi contra ManichxM^ lib. 1 , cap. xx

c*^st en aimant qu'elle s'élève '? » Là naîtront les chastes embrassements , là fleurira une éclatante et immortelle vigueur, là, comme dans un inviolable asile, Tâme sera abritée contre tous les tourments, à tnoins qu'on n'estime que Dieu doive moins bien partager ceux qui Taiment que ceux qui aiment Tor, qui aiment la louange, qui aiment les femmes ^.

Il est vrai que si parmi les hommes il y en a qui aiment les choses éternelles, il y en si d'autres qtil altnent les choses temporelles. C'est à chacun de choisir; nul ne peut être dépossédé de ce libre choix ; nul ne s'éloigne de l'ordre qu'il ne le veuille. Or, évidemnjent, c'est s'éloigner de l'ordre que de négliger les choses éternelles, dont l'âme jouit par elle-méttie, et qu'elle ne p^ut perdre en les aimant, pour rechercher, comme si elles étaient grandes et admirables, les choses temporelles qui s'adressent à la partie la plus vile de l'hôttiaie) c'est-à-dire au corps, et qu'on ne peut jamais se flatter de posséder en sécurité ^.

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