‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 341 sur 539 · De Genesi ad Litteram, lib. XI, cap. xv · texte numérisé non relu

De Genesi ad Litteram, lib. XI, cap. xv

3. De Civitate Dei, lib. XiV, cap. xxviiu i. Ibid,y lib. XU; cap. i.

ceux qui pratiquent Tinjustice; i^une et Tautre Cités se développant sous l'admirable et ineffable providence de Dieu , lequel régit et ordonne toutes les créatures. Mêlées en une certaine manière dans le temps, elles traversent le siècle, jusqu'à ce qu'arrive le jugement dernier qui les démêlera, réunissant l'une aux bons anges avec son roi pour la vie éternelle, réunissant l'autre aux mauvais anges avec son roi pour le feu étemel '. »

Ainsi, c( deux sociétés, comme deux grandes Cités, ont pris naissance dans le premier homme. En effet, de cet homme devaient sortir d'autres hommes, dont les uns, par le secret mais juste jugement de Dieu, seront compagnons des mauvais anges dans leurs supplices, et les autres des bons dans leur gloire ^. »

a De là vient que tant de nations qui sont dans le monde , si différentes de mœurs , de coutumes et de langage, ne forment toutes ensemble que deux sociétés d'hommes, que nous pouvons justement appeler Cités, comme parlent les Écritures. L'une se compose de ceux qui veulent vivre selon la chair, et l'autre de ceux qui veulent vivre selon l'esprit^. On peut aussi exprimer la même idée en disant que les uns vivent selon l'homme, et les autres selon Dieu ^. » La Cité du ciel est une Cité a toujours glorieuse, soit qu'on la considère dans son pèlerinage à travers le temps, vivant de foi au milieu des incrédules, soit qu'on la contemple dans

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