‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 342 sur 539 · Ibid, , ibid, cap. iv · texte numérisé non relu

Ibid, , ibid, cap. iv

la stabilité du séjour éternel '. Elle donoe pour victoires la vérité, pour honneurs la sainteté, pour paix la félicité, pour vie l'éternité ^. »

La Cité de la terre, au contraire, « dévorée du désir de dominer, est elle-mênae esclave de sa convoitise, tandis qu'elle croit être la maîtresse des nations '. d

Comme les hommes eu possession du libre arbitre ont crû et se sont augmentés, il s'est fait une espèce de mélange et de confusion des deux Cités par un commerce d'iniquité^. Mais, encore une fois, ce mélange ne sera que temporaire, a Coexistant depuis l'origine du genre humain jusqu'à la fin du siècle, ces deux Cités, l'une des saints, l'autre des méchants, confondues présentement dans leurs corps, mais séparées dans leurs volontés, seront, au jour du jugement, séparées même corporellement*. C'est de tout l'espace de temps, où il se fait une révolution continuelle de personnes qui meurent et d'autres qui naissent et qui prennent leur place, que se compose la durée des deux Cités *. »

Expliquons avec Augustin cette doctrine.

Les deux Cités ont eu leur naissance; elles ont leur progrès; elles auront leur fin.

Et d'abord, les deux Cités ont eu leur naissance. Dieu, en effet, au moment marqué par sa sagesse, a créé tout ensemble et le monde et le temps \ Les anges ont été

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