‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 343 sur 539 · Ibid,t lib. XV, cap. i · texte numérisé non relu

Ibid,t lib. XV, cap. i

5. De catechizandis Rudibus , cap. XIX. «. De Civitate Dei, lib. XV, cap. i.

7. Voy. ci-dessus, llv. 1 , cbap. iv, II. Du Temp^ et det Créaturft.

ses preipières créatures, et encore que plusieurs soient déchus, pieu, qui est bon, n'a rien créé que de bon. Dieu, en créant rhomme ensuite, a voulu dans un seul homme créer tous les hommes, afin qu'il y eût entre eux le lien étroit de la parenté ^ Dans cet homme unique, dont il a prévu à la fois et la chute et la réparation. Dieu a d'ailleurs créé deux sociétés ou deux Cités. L^ur coexistence se révèle, avec leur rivalité, par la convoitise de la chair contre l'esprit. Ce n'est pas que U Cité de Dieu pe connaisse point de passions, Tapatbie n'étant pas de cette vie. Mais, à la différence de la Cité du monde, que ses passions troublent et dominent, ou qui ne les surmonte que par un orgueil insupportable, par une insensibiUté qui est inhumanité, les passions de la Cité de Dieu sont innocentes et ses mœurs sont pures ^.

D'autre part, a lorsque les deux Cités commencèrent à prendre leur cours dans l'étendue des siècles, l'homme de la Cité de la terre fut celui qui naquit le premier, et, après lui, le membre de la Cité de Dieu, prédestiné par la grâce, étranger ici -bas par la grâce, et parla grâce citoyen du ciel. Par lui-môme, effectivement, il sortit de la même masse qui avait été toute condaninée dans son origine; mais Dieu, comme un potier (car c'est la comparaison dont se sert saint Paul, à dessein et non pas au hasard) , fit d'une même masse un vase d'honneur et un vase d'ignominie. Or, le vase d'ignominie a été fait le premier, puis le vase d'honnepr.

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