‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 344 sur 539 · IMd.^Iib. Xiy.cap. IX · texte numérisé non relu

IMd.^Iib. Xiy.cap. IX

parce que dans chaque homme précède ce qui est mauvais, ce par où il faift uécessairement commencer, mais où il n*est pas nécessaire de demeurer; et après, vient ce qui est bon, où nous parvenons par notre progrès dans ^ vertu et où nous devons demeurer. Il est vrai, dès lors, que tous ceux qui sont méchants ne deviendront pas bons; mais il Test aussi qu'aucun ne sera bop qui n*ait été originairement méchant. L'Écriture dit donc de Gain qu'il bâtit une ville; mais Abel, qui était étranger ici-bas, n'en bâtit point. Car la Cité des saints est là-haut, quoiqu'elle enfante ici-bas dès citoyens en qui elle e^t étrangère à ce monde, jusqu'à ce que le temps de son règne arrive et qu'elle rassemble tous ses citoyens au jour de la résurrection des corps , quand ils obtiendront le royaume qui leur est promis et où ils régneront éternellement avec le roi des siècles, leur souverain *. »

Cependant quelle doit être, ici-bas, la vie de la Cité céleste, tandis qu'elle y est comme captive de la Cité terrestre ?

Augustin s'applique d'abord à établir que l'homme est un être essentiellement sociable.

Qu'on suppose un homme farouche au point de n'avoir aucun commerce avec personne, c'est là une imagination qui ne peut appartenir qu'à la fable et aux poètes. « En effet, les animaux, même les plus sauvages, s'accouplent et ont des petits qu'ils nourrissent et qu'ils élèvent ; et je ne parle pas ici des brebis, des cerfs, des colombes, des étourneauK, des abeilles; mais des lions,

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