‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 346 sur 539 · De Peccatorttm meritis et remhêioney lib. I, cap. xxix · texte numérisé non relu

De Peccatorttm meritis et remhêioney lib. I, cap. xxix

mariage est bon et qu'il a été institué par Dieu méme^p Or, quel sera le régime de cette première société naturelle, qui est la maison?

a Du moment que la maison est le germe et Télément de la cité, tout germe, tout commencement devant se rapporter à sa lin, et tout élément, toute partie à son tout, il est visible que la paix de la maison doit se rap* porter à celle de la cité, c'est-à-dire l'accord du commandement et de l'obéissance parmi les membres de la même famille, à ce môme accord parmi les membres de la même cité. D'où il suit que le père de famille doit régler sur la loi de la cité la conduite de sa maison, afin qu'il y ait accord entre la partie et le tout^ »

Ainsi le père de famille a l'autorité dans la maison. Cette autorité, toutefois, n'est pas despotique. « Ceux qui commandent dans la maison ont soin des autres ; comme le mari commande à la femme, le père et la mère aux enfants, et les maîtres aux serviteurs ; et les autres obéissent, comme les femmes à leurs maris, les enfants à leurs pères et à leurs mères, et les serviteurs à leurs maîtres ^. » Surtout cette autorité du père de famille ne va pas jusqu'à établir l'infériorité de la femme vis-à-vis de Thomme. Loin de là; Augustin déclare que l'homme et la femme sont égaux *. Et cette doctrine de l'égalité dans la maison est conflrmée par nom-

1. De Siiptiis et Concupiscentia^ lib. I, cap. iv. — Contra Juliunum Pelagianum^ lib. Hl.

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