‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 347 sur 539 · Quxst. in (ienes,^ lib. I, qnœit. cuil · texte numérisé non relu

Quxst. in (ienes,^ lib. I, qnœit. cuil

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bre de préceptes qui ont pour objet de garantir, avec rintégrité, la sainteté du mariage ^

Mais les liens entre les bommes ne sont point uniquement les liens de la parenté. Les hommes se trouvent encore unis par la société de la raison. En effet, «si Vargent peut associer les hommes, combien .davan-, tage la raison qui constitue le fond de leur nature, et d*où résulte entre eux, non plus une loi qui règle le commerce de leurs affaires, mais leur commune destinée! C'est pourquoi le Comique (car un refletde la vérité brille toujours chez les sublimes génies), mettant en scène deux vieillards^ dont Tun dit à l'autre :

d Tes affaires te laissent donc assez de loisir pour t'occuper de celles d'autrui qui ne te touchent en aucune façon ? ï) fait répondre à celui qui parle ainsi :

a Je suis homme et j'estime que rien de ce qui est humain ne m'est étranger. »

Maxime admirable et que l'on rapporte avoir été applaudie par le théâtre tout entier, quoiqu'il fût plein de sots et d'ignorants ! Tellement la communauté des sentiments humains toucha naturellement tous les cœurs, de telle sorte qu'il n'y eût pas un homme qui ne se sentit avoir tout homme pour prochain ^ ! »

Et efiectivem'ent, a nous sommes tous des proches par la condition même de notre naissance terrestre ; mais d'une autre manière nous sommes frères par l'espérance de l'héritage céleste. Tout homme donc doit

1. Cr, De Bono conjugali liber unus; De Conjugiis adulUrinis , lib. H, etc.

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