‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 350 sur 539 · Ai(/., ibid · texte numérisé non relu

Ai(/., ibid

DES DEOZ CITÉS. 33

reconnaît dans le droit humain un écoulement du droit divin, dont la volonté du prince est le canal. Lé droit établi par le prince permet donc aux hommes de dire : ceci est à moi ^ Aussi bien, le droit humain que répartit le prince , s'identifie à son tour avec le droit divin, d'où il est dérivé. Car le prince ne peut vouloir que les hérétiques soient légitimes propriétaires ^.

Quoi qu'il en soit de ces principes sur l'origine de la propriété, Augustin n'accorde pas que les préceptes de la charité abolissent les lois de la justice. Mais à la justice doit s'ajouter la charité. Or, la charité, ou amour du prochain, a consiste à faire au prochain du bien dans son corps tout ensemble et dans son âme. » Et Augustin distingue, en ce qui concerne le bien à faire au prochain dans son âme, <c deux parties de la charité : lacoercition et l'instruction'. » En effet, «commoce n'est pas être bienfaisant que de venir en aide à une personne pour lui faire perdre un plus grand bien, ce n'est pas non plus être innocent que de la laisser tomber dans un plus grand mal, sous prétexte de lui en épargner un petit. L'innocence demande non-seulement qu'on ne nuise à personne, mais encore qu'on empêche son prochain de mal faire, ou qu'on le chàlie quand il a mal fait, soit afin de le corriger lui-même, soit au moins pour retenir les autres par cet exemple *. »

Enfin Augustin enseigne que l'union entre les hom-

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