‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 359 sur 539 · I . De (ivitalr Dri , lib. XIX , cap. xix · texte numérisé non relu

I . De (ivitalr Dri , lib. XIX , cap. xix

lité, de la miséricorde et de la prière. Voilà les princes chrétiens que nous appelons heureux , heureux par Tespérance dès ce monde , heureux en réalité quand ce que nous espérons sera accompli *. »

Le8 devoirs des princes ainsi définis, d'où les princes tiennent-ils leur puissance ? Et, d'une manière générale, quelle est l'origine du pouvoir politique?

Tout en se montrant très-frappé des vices du gouvernement républicain et en applaudissant à sa destruction par le régime impérial, Augustin ne repousse aucune forme de gouvernement, à condition que les droits et les intérêts de tous soient protégés. Suivant lui, par conséquent, la monarchie, l'aristocratie, la démocratie sont des formes de gouvernement également légitimes et qu'on peut adopter suivant les temps. Ce qu'il affirme expressément, « c'est que c'est la providence de Dieu qui établit les royaumes de la terre*, lo

Ainsi, c'est de Dieu que vient au prince le pouvoir de faire respecter la loi. Quelque variabilité que les circonstances impriment à la loi, elle n'est juste que par sa conformité à la loi divine^. «Ta loi, 6 mon Dieu, dit Augustin, est écrite dans les cœurs des hommes, et l'iniquité n'a pas le pouvoir de l'en efTacer *. » C'est pourquoi, il est nécessaire que le prince fasse respecter cette loi. De là le droit de punir, qui peut aller jusqu'à infliger la mort *. a Non sane frustra instituta sunt

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