‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 360 sur 539 · EpUtola GUI! , Macedonio (414), cap. m · texte numérisé non relu

EpUtola GUI! , Macedonio (414), cap. m

poteslas regis^ jus gladii cognitorisy ungulœ cami^ ficis, arma militis^ disciplina dominantis , sèveritas etiam boni patris. Babent ista omnia modos suos^ causas^ rationes, utilitates. Hœc cum timentur, et coercentur mali^ et quietius inter malos vivunt boni^. »

ik Ce D'est certainement pas en vain qu'ont été institués la puissance du roi, le droit du glaive protecteur, les ongles de fer du bourreau, les armes du soldat, la discipline de celui qui commande, la sévérité même d'un bon père. Toutes ces choses ont leurs applications, leurs causes, leurs raisons, leurs utilités. Lorsqu'on les craint^ et les méchants sont réprimés, et les bons vivent plus tranquillement parmi les méchants. x>

Mais si Augustin estime légitime le droit de punir, il n'a garde d'en accepter toutes les procédures immorales et barbares. Non -seulement il déplore, quoiqu'il s'y résigne, la nécessité de mettre à la question des témoins innocents, pour tirer d'eux la vérité dans une cause qui leur est étrangère. Mais encore et surtout, il ne parle qu'avec indignation de la torture qu'on inflige à l'accusé pour son propre fait, a On veut savoir s'il est coupable et on commence par le torturer; pour un crime incertain, on impose, et souvent à un innocent, une peine certaine, non pas que l'on sache que le patient a commis le crime, mais parce qu'on ignore s'il l'a commis en effet? Et ce qui est plus odieux encore, et ce qui demanderait une source de larmes, c'est que le juge, ordonnant la question de peur de faire mourir

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