‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 36 sur 539 · Epist. CXVllI, Diascoro, cap. m · texte numérisé non relu

Epist. CXVllI, Diascoro, cap. m

4. De Civitate Dei^ lib. Vlll, cap. x. Cr. Epist, CXVill, cap. m. t Son xicut Epicurei et Stoici errorum suorum, ita Platonici verx rationis ptraonam implere potucrnni. Omnibus enim défait diving hnmi-

Est-ce à dire qu'on doive abdiquer la raison et s'en remettre aux seules lumières de la foi?

Augustin, il est vrai, n'a pjis toujours fait de la raison le môme étal. Il lui semble d'abord « que repousser la philosophie, ce n'est vouloir rien moins que renoncer à Tamour de la sagesse '. » Il déclare, en conséquence, s'éloigner également et de ceux qui ne sanctifient point la philosophie par la religion, et de ceux qui n'éclairent point la religion par la philosophie ^. Mais après avoir reconnu, célébré môme la puissance de la raison, il finit par ne plus accorder que celui-là vive heureux qui vit selon la raison. Le bonheur ne saurait se trouver, à son sens, que dans la conformité aux préceptes divins.

Toutefois, jamais Augustin n'a prétendu réduire la raison à néant. Elle lui demeure une source d'information naturelle, quoiqu'il estime nécessaire de la subordonner à l'autorité, au moins dans l'ordre du temps. (( Une double voie, écrit-il, nous conduit nécessairement à la science : l'autorité et la raison. L'autorité est la première dans le temps, la raison est la première en importance. C'est pourquoi, encore que l'autorité semble préférable pour la multitude inhabile, et pour les esprits cultivés la raison ; néanmoins, comme aucun homme ne devient instruit, qui n'ait commencé par ne pas l'ôtre, il n'y a que l'autorité qui puisse ouvrir

lilatis exemplum, quod opporiunissimo tempore per Dominum Nosirum Jesum Christum illmlratum eut, »

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