lOid.f cap. Y, vi. Cf. Contra Mendacium lilicr iinus
doxie? Lui scra-t-il permis de réduire les dissidents par la force?
Ce serait manquer d'exactitude que d'attribuer à saiot Augustin sur ce point délicat une opinion, pour ainsi parler, tout d'une pièce, ou même de ne pas tenir grand compte des circonstances particulières au milieu desquelles il l'a formulée.
Avant tout, remarquons-le. Au commencement du cinquième siècle plus qu'à aucune époque antérieure, la province d'Afrique, gouvernée en quelque manière à titre précaire par des proconsuls fréquemment changés, se trouvait en proie à la guerre civile. Et cette guerre civile, dont les horreurs s'accrurent à partir de la prise de Rome par Alaric, était eu même temps une guerre religieuse. L'orthodoxie s'y voyait tour à tour assaillie et par le puissant parti des Donatistes qui représentait, avec les Ariens, l'hérésie ; et par les hordes sauvages des Circoncellions , chez lesquels subsistait l'esprit barbare et païen. Il n'y avait donc pas là simplement une lutte d'influences et de croyances.
C'était, à la lettre, des sévices, des pillages, des massacres, des incendies. Aussi la peur était-elle devenue pour les catholiques un fléau encore plus grand peutêtre qu'aucune espèce de séduction mondaine.
Dans ces conjonctures déplorables, l'attitude de l'Église devait-elle être purement passive? Ou bien ses représentants immédiats pouvaient-ils, afin d'obtenir, je ne dirai pas des conversions, mais la paix et la li-> berté des fidèles et des convertis, en appeler à l'autorité civile?
Il serait injuste de ne pas le reconnaître. Non-seule-