‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 363 sur 539 · II · texte numérisé non relu

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ment Augustin n'a point posé du premier coup, une doctrine de coercition à Tendroit de^ dissidents, quoiqu'il ait fini par y avoir recours. Mais il n'a pas même Toulu, dans le principe, combattre la violence par la violence. C'est à mesure que les difficultés se sont accrues que son attitude est devenue de plus en plus sévère, comme aussi (car il faut tout dire) elle s'est modifiée avec le sentiment même de sa force ^

De là, trois moments bien distincts. En premier lieu et dans les douze premières années environ de son épiscopat, Augustin se contente, à l'égard de ses adversaires, des voies de la douceur et de la persuasion.

Plus tard, tout en admettant l'intervention du pouvoir civil, c'est beaucoup moins la soumission des consciences qu'il veut en attendre , que la répression des troubles extérieurs^. C'est ainsi qu'en 409, il conjure le proconsul d'Afrique, Donat, de réduire les Donatistes, mais d'épargner leur vie et de leur ôter de la sorte le prétexte que c'est pour la vérité et la justice qu'ils souffrent persécution. Il proteste que conformément aux préceptes du divin Maître, les chrétiens ne cherchent point à se venger de leurs ennemis, mais qu'ils les ai-

1. Epistota XGttt, tincentio (408), cap. v. u Mea primitus sententia non erat , nisi n^minem ûd unitaïtm Christi esse cogendum ; verbo esse agendum^ disputatione pugnandum , ratione vincendum , ne fictos catho~ licos haberemus, quos apertos hsretieos noveramus, Sed hmc opinio mea^ non contradicentium verbis , sed demonstrantium superabatur exemplis, Nam primo mifii opponebatur civitas mea , qux cum tota esset in parte Donati^ ad unitatem eatkàlicam timoré legum imperiatium conversa est * Cf. De Civitate Dei, lib. XIX, cap. xvii.

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