Epistola XGVII, Olympio
ment et qu'ils prient pour eux. Il ajoute qu'aussi bien c'est un travail plus importun que profitable, que de réduire les hommes par la force au lieu de les gagner par l'instruction ^ C'est ainsi encore qu'en 412 il supplie le tribun Marcellin d'user de mansuétude envers les Circoncellions et de ne point les punir de mort, quels que soient leurs crimes, attendu que l'Église a horreur du sang^. Il est vrai que dès 408, il écrivait à Olympiuspour lui demander de faire observer les lois qui avaient été portées en Afrique du vivant de Stilichon, relativement à la destruction des idoles et à la correction des hérétiques*.
Toutefois, ce n'est que dans une troisième période, qu'Augustin invoque décidément et absolument l'autorité impériale, comme support et insti*ument de l'autorité religieuse. La lettre la plus célèbre en ce sens est évidemment celle qu'il écrivit, en 417, au comte Boniface. Il y déclare sans détour que les vrais martyra ne sont pas ceux qui soufTrent persécution à cause de l'iniquité et de la division impie de l'unité chrétienne, mais ceux qui endurent persécution à cause de la justice. D'ailleurs, comment ne pas admettre que Tintervention du pouvoir impérial soit salutaire pour arracher les faibles à la peur que les méchants leur inspirent et sous laquelle ils succombent ? Évidemment, il est utile que les