‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 365 sur 539 · EpistolaC, Donato{^OB · texte numérisé non relu

EpistolaC, Donato{^OB

2. Ephtola CXXXl 1 1, Ifarce/Zino (412). Cf. Epistota GXXXIX, Jfarcellino {M2).

3. Epistola XCVII, Olympio (488). Cf. Epittola CLUI , Macedonio (414). « Siciit est aliquando misericordia puniens, ita est crudelitas parcens, »

méchants venant à trembler à leur tour, trouvent dans cette crainte môme un motif de se corriger, ou que du moins prenant une attitude de repentir, ils ne soient plus un sujet d'effroi pour ceux qui se repentent en effet. On dira peut-être (}u*il vaut mieux (et qui en doute?) amener les 'hommes au culte de Dieu par la doctrine , que de les y pousser par la terreur ou par la douleur ; mais parce que ceux-là sont meilleurs qui se laissent persuader, il ne faut pas négliger ceux qui se montrent rebelles à la persuasion.

L'Écriture n'enseigne-t-elle pas que ce n*est point seulement l'esclave , mais le fils indiscipliné qu'il convient de réduire par les coups ? Pourquoi TÉglise ne forcerait-elle pas des fils perdus à revenir, si des fils perdus en ont forcé d'autres à périr? On a tort d'alléguer les apôtres, pour soutenir qu'on ne doit pas employer l'autorité des empereurs en matière de religion. Saint Paul n'en a-t-il point appelé à César, c'est-à-dire même à un prince qui n'était pas chrétien? Le grand apôtre a montré assez par là ce que devraient faire les ministres du Christ, lorsque dans les périls de l'Église ils trouveraient des empereurs chrétiens'. Il y a plus. C'est pour le bien même des hérétiques qu'il faut les obliger à changer de foi. Si un ennemi, dans le délire de la fièvre, se précipitait, ne faudrait-il pas l'arrêter ^ ? Si quelques-uns sont incurables, tous doivent-ils être abandonnés^? On dit que rÉcriture n'autorise pas l'em-

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