‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 366 sur 539 · lOiil · texte numérisé non relu

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ploi de la force. Mais n'est-il pas écrit : « Contraignez d'entrer tous ceux que vous rencontrerez. » Ne voyonsnous pas saint Paul contraint par la violence du Christ à adorer la vérité*. Jésus ne dit-il pas lui-même : <c Personne ne vient vers moi que celui que le Père a attiré à moi^. » Enfin, Dieu lui-môme n'a pas épargné son Fils, et Ta livré pour nous aux bourreaux *.

En 420 , c'est encore , chez Augustin , le même langage. Écrivant au tribun Dulcitius, qui était chargé d'exécuter les décrets des empereurs contre les Donatistes, il lui rappelle les termes mêmes de sa lettre au comte Boniface. Il répète que, suivant lui, le libre arbitre a été donné à l'homme de telle sorte qu'il est juste que les lois divines et humaines punissent les crimes par des supplices. Conséquemment, il appartient aux rois religieux de la terre de réprimer, par une sévérité convenable, non-seulement les adultères et les homicides ou tous autres forfaits de cette nature, mais aussi les sacrilèges *.

Hâtons-nous d'ailleurs de l'ajouter.

Ce n'est point en se proposant un but odieux de vengeance; ce n'est pas même dans un égoïste intérêt de domination qu'Augustin en vient à de semblables doctrines. Il veut la paix de l'Église; il veut, avant tout, l'unité de l'Église. Telle est même sa crainte de voir se briser l'unité catholique , qu'il ose bien avouer qu'il faut tolérer les vices, môme universellement connus,

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