‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 368 sur 539 · De Moribus EccleiixCalholicm^ïihtlt eap, xxx · texte numérisé non relu

De Moribus EccleiixCalholicm^ïihtlt eap, xxx

72 CHAPITRIi: Yl.

que de les arracher à Terreur, c'est-à-dire à la mort * ! En 409, c'était déjà, du moins dans la discussion, le même ordre de considérations. Augustin exhortant les Donatistesà Tunité, s'appliquait à leur démontrer que les lois que les empereurs catholiques avaient portées contre eux, étaient justes et nécessaires. « Aimons la paix , leur disait- il, que tout homme savant ou ignorant juge pré* férable à la discorde; chérissons et conservons l'unité. Voilà ce que les empereurs ordonnent, et ce qu'ordonne le Christ ; comme en effet ce que les empereurs ordonnent est bien, c'est le Christ même qui l'ordonne par leur bouche ^. »

La même année enfin, c'est avec une véritable élo; quence^ que dans une lettre à Macrobius^ Augustin s'exprime sur les maux que produisent les Donatistes en travaillant à détruire l'unité catholique, (c Pourquoi^ s'écrie-t-il, dans l'unité de l'aire du père de famille ne pouvons-nous pas souffrir que la paille se mêle au froment? Pourquoi? N'est-ce pas que le froment doit être pur ? Cette pureté c'est l'unité. Or, cette unité, les Donatistes la fuient, afin que les peuples rachetés par le sang de l'unique Agneau s'enflamment de haine les uns contre les autres. — Cette unité, les Donatistes la fuient, afin que le mari aille d'un côté, réponse d'un autre. — Cette unité, les Donatistes la fuient, afin que les proches, les citoyens, les amis, les hôtes fassent paraître leur concorde dans les relations de la vie et leurs dissensions au pied des autels. — Cette

Page 1