Epistola CVin, M net obio {h09)t cap. vt
ne vienne de Dieu ; et qui résiste aux puissances, résiste à Tordre de Dieu , puisque les princes ne sont pas pour donner de la terreur aux bons, mais aux méchants ^ i» C'est pourquoi, les princes, même mauvais, sont réputés par Augustin inviolables^. Il reconnaît même, d*après rÉcriture, une sainteté inhérente au caractère royal, laquelle ne peut être effacée par aucun crime. Mais il n'en conclut pourtant pas qu'on doive en tout cas obéissance au prince. Loin de là, Tévêque d'Hippone proclame pour les chrétiens le devoir de la désobéissance, sinon de rinsurrection, lorsque les ordres des princes sont en contradiction flagrante avec les ordres de Dieu.
« Lorsqu'il arrive que les empereurs établissent de mauvaises lois en faveur de Terreur contre la vérité, ceux qui croient bien sont éprouvés et ceux qui persévèrent sont couronnés; quand, au contraire, il arrive qu'ils établissent de bonnes lois en faveur de la vérité coDtre Terreur, les furieux sont terrifiés, et ceux qui jouissent de leur bon sens sont corrigés. Quiconque donc refuse d'obéir aux lois que les empereurs établissent contre la vérité de Dieu, se rend digne d'une grande récompense; mais quiconque refuse d'obéir aux lois que les empereurs établissent pour la vérité de Dieu, ae rend digue d'un grand supplice '. » Et ailleurs : a Si Dieu ordonne quelque chose de contraire aux coutumes et aux lois des hommes, il faut faire ce qu'il ordonne, alors même qu'il n'eût jamais été fait auparavant; le