Ihid,y ibid,, cap. xxi
76 CUAPITRE VI.
éterDelle est la fin de Thomme nouveau. Car celui-là est rhomme du péché, et celui-ci rhomme de la justice... Or, de mémequ'incontestablemeut un seul de ces deux hommes peut bien dans tout le cours de la vie actuelle représenter l'un d'entre eux, c'est-à-dire l'homme ancien et terrestre, mais que nul ne peut en cette vie revêtir l'homme nouveau et céleste, sans rester uni à l'homme ancien ; car il faut nécessairement qu'il commence par lui et qu'il l'endure jusqu'à la mort visible, qui ruinera l'un et grandira l'autre ; de même, le genre humain tout entier, dont la vie se développe comme celle d'un seul homme depuis Adam jusqu'à la fin du siècle, est administré par les lois de la divine Providence^ de telle sorte qu'il apparaisse distribué en deux genres. L'un comprend la foule des impies, chez qui se montre, depuis le commencement du siècle jusqu'à la fin, l'image de l'homme terrestre. Dans l'autre, se manifestent les déploiements du peuple qui ne reconnaît qu'un seul Dieu^ »
Ainsi, voilà la naissance des deux Cités. En voici le développement ou le progrès.
Aux clartés de la révélation s'ordonnent les événements de l'histoire. Caïn, meurtrier de son frère, est le fondateur de la Cité du monde; Seth, le fondateur de la Cité de Dieu.
Les habitants de la Cité de Dieu s'étant épris des filles des hommes , les deux Cités se sont confondues par les mariages : le déluge est survenu pour les démêler.
Après le déluge, la Cité de Dieu se perpétue dans