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De Vera Ae/i^tone, cap. xxvu

DES DEUX en ES. 77

Sem, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, les Juges, les Rois, les Prophètes jusqu'à Jésus-Christ.

La Cité du monde se manifeste, en Orient, dans l'empire des Assyriens, en Occident dans l'empire romain. « La fin de l'un a été le commencement de l'autre. On peut dire que les autres royaumes n'ont été que des rejetons de ceux-là*. »

Ces deux Cités ont chacune des caractères qui marquent assez leur opposition.

La Cité du monde se contente d'une première naissance. Il en faut à la Cité de Dieu une seconde, qui l'affranchisse de la mort.

La Cité du monde s'est fait des dieux suivant ses caprices. La Cité de Dieu n'a jamais abandonné le culte du vrai Dieu ^.

La Cité du monde désire la paix dans le temps. La Cité de Dieu attend la paix qui ne doit jamais cesser ^.

Les deux Cités connaissent les mêmes biens et les mômes maux, mais leurs espérances diflèrent. Caria Cité du monde n'espère rien que sur la terre, tandis que la Cité de Dieu place son espoir au ciel. Certaine du but qu'elle poursuit, active quoique étrangère ici-bas, la Cité de Dieu attire à soi, admet dans sou ample sein les citoyens de .toutes les nations, en forme de saintes cohortes en marche vers Téternité, sans se mettre en peine de la diversité des mœurs, du langage et des coutumes de ceux qui composent cette société voyageuse comme elle, pourvu

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