Ibid.f lib. XIX, cap. xiv
que cela ne les empêche point de servir le même Dieu ^
Ces caractères contraires qui se révèlent dans le progrès des deux Cités indiquent évidemment les fins contraires elles-mêmes qui leur sont réservées.
En effet, si les deux Cités doivent durer aussi longtemps qu'il y aura une succession de personnes qui naissent et qui meurent, Theurede leur fin n'en viendra pas moins, heure connue du seul créateur, aussi bien que l'heure de leur naissance. Alors se discernera le peuple de Dieu. Car, a l'espèce humaine, représentée par le peuple de Dieu , peut être assimilée à un seul homme dont l'éducation se fait par degrés. La suite des temps a été pour ce peuple, ce qu'est la suite des âges pour l'individu ; et il s'est peu à peu élevé des choses temporelles aux choses éternelles et du visible à l'invisible '. »
Ce n'est pas tout.
Augustin suit jusqu'aux dernières précisions la comparaison qu'il imagine entre les degrés que parcourt l'humanité dans l'accomplissement de sa carrière et les successions des différents âges dans la vie de l'individu.
Et tantôt il parle d'un âge simple, tantôt d'un Age composé.
. Dans l'âge simple, il distingue : la période qui précède la virilité; la virilité; la vieillesse. De là, dans l'humanité, le, règne de la nature, le règne de la loi, le règne de la grâce.