‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 383 sur 539 · DE L ÉRUDITION DE S. AUGUSTIN · texte numérisé non relu

DE L ÉRUDITION DE S. AUGUSTIN

lions * , que devait s'écouler la jeunesse de sain t Augustin .

Depuis la fin du règne de Marc-Aurèle, notamment, les écoles pœno-latines avaient pris tout leur développement, et Carthage, rebâtie sous Auguste (29 ans avant J.-C), était devenue célèbre par ses maîtres et ses études autant que par son luxe, son commerce et ses richesses^. Ville toute romaine, elle était d'ailleurs restée étrangère aux idées et aux mœurs de la Grèce, dont, aussi bien, la civilisation ne pénétra jamais guère en Afrique au delà de Cyrène ^.

En passant de Carthage à Rome, puis à Milan, Augustin rencontra la même culture intellectuelle. Rome surtout , Rome que saint Ambroise appelait la tête de la superstition , caput superstitionis , possédait un très-grand nombre d'écoles. La jeunesse y accourait des provinces. C'était comme autant de foyers de paganisme, par l'exposition des systèmes philosophiques, ou l'explication des poëmes de la mythologie grecque*. On peut se faire une idée de l'enseignement lilléraire qui s'y donnait, en se reportant même à V Institution oratoire de Quintilien, mais surtout en parcourant l'ouvrage que publiait, au cinquième siècle de notre ère, l'Africain MartianusCapella, sur les Noces de la Philologie et de Mercure, et sur les Sept Arts libéraux, grammaire, dialectique, rhétorique, géométrie,

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