Cf. M. Reugnot. Ouvrage cilé
2. Cr. M, Villemaln, Tnbliau de l'Éloquence chrétienne an quatrième iif^cie. Saint Augustin,
',], Cf. M. Saint-Marc Girardin, L'Afrique au tempx de saint Augustin; Brvue (les Deux -Mondes , 1842, I Sf» I . 4. M. Hcnjrnof. Oinrajro cité.
arithmétique, astronomie, musique ^ Quant à la philosophie proprement dite, toutes les sectes y étaient représentées. Les plus considérables doctrines de l'antiquité, lePéripatétisme, le Platonisme, et principalementle Néoplatonisme, le Stoïcisme et TÉpicurisme y partageaient les esprits , que se disputaient en outre les influences venues de TOrient : le Gnosticisme et le Manichéisme. Augustin, par conséquent, reçut une éducation toute romaine, c'est-à-dire qu'il se trouva par les lettres latines, imbu des traditions classiques de la Grèce'*.
Toutefois, et c'est là un détail essentiel à noter, ce ne fui que d'une manière indirecte, incomplète, qu'Augustin put être initié aux systèmes de l'antiquité grecque. Son érudition en effet resta à peu près exclusivement latine ; d'où il suit qu'il ne connut guère des philosophies qui avaient fleuri à Athènes , comme aussi des théories récentes qui s'étaient élevées du fond de l'Orient, que d'imparfaites ébauches , des expositions pleines de lacunes, et, pour tout dire, d'infidèles reproductions. Deux observations décisives justifient cette assertion. En premier lieu, pour ne pas même parler des monuments de la philosophie orientale, il s'en fallait de beaucoup, comme nous le verrons, que tous les principaux ouvrages de la philosophie grecqile eussent été traduits en latin. Or, en second heu, Augustin ne sut jamais assez le grec pour lire les textes originaux de cette langue. Lui-même nous a mis dans la confidence du dégoût que lui avaient causé les lettres grecques, quoiqu'il y
1. Maniant Capellx, libri novem; Francofurli ad Msenum, 1836. ' 2. M. Guizot, Histoire de ta Civilisation en France^ leçon xiix®.