‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 385 sur 539 · DE L^ÉRCDITION DE S. AUGUSTIN · texte numérisé non relu

DE L^ÉRCDITION DE S. AUGUSTIN

eut été exercé dès sa plus tendre enfance, tandis qu'au contraire, il se plaisait aux lettres latines*. Telle était même la difficulté qu'il éprouvait à apprendre cette langue étrangère, qu'elle changeait pour lui en amertume la douceur des fables les plus attachantes^.

Augustin, dans le cours de sa longue et laborieuse carrière, sera-t-il donc revenu, et avec plus de succès, à cette étude du grec, qui, au commencement, Tavait si fort rebuté? C'est ce que semblait croire Érasme, ce Saint Augustin, déjà vieux et évoque, écrivait-il, revint aux lettres grecques, pour lesquelles il avait eu tant de répugnance*. » De leur côté, les savants éditeurs des œuvres de saint Augustin, se faisant comme un point d'honneur de défendre, même sous le rapport de la science, la mémoire de l'évêque d'Hippone, les Bénédictins soutiennent que sa connaissance du grec n'était pas si médiocre : « Augustinum haud ita mcdiocriter grœce scivisse*, » L'exact Tillemont, à son tour, après avoir rappelé qu'Augustin ne lut Eusèbeque dans la traduction latine de Ruffin*, ne craint pourtant

1. Confessiomim lib. 1, cap. xili et cap. xiv. t Cur ergo grxcam etiam yrammaticam oderam lalia cantantem? Nam et Uomertts periius leJLcre laies fabulaSt et dukissime vanus est, et milii tamen amarus erat puero. Credo etiam grxcis pueris Virgilius ita sit, cum eum sic discere coguniur^ ut ego illum, Videlicet difficultas omnino ediscendx peregrinsB inujux , quasi felle aspergebat omnes suavitates grxcas fabulosarum narrationum, »

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