‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 387 sur 539 · Ibid., t. X, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. X, p

DE l'érudition de S. AUGL'STliN. 97

sur les Psaumes, passim * ) ; où Tévêque d'Hippone, tantôt traduit, et tantôt discute des textes grecs.

Malheureusement pour ceux qui, en se fondant sur les opinions et les inductions que nous venons de rappeler, prétendent qu'Augustin avait fini par savoir le grec, nous avons les aveux contraires d'Augustin lui-même. C'est ainsi que dans son Traité de la Trinité (400-416), il se déclare peu capable de lire et de comprendre les ouvrages écrits en langue grecque. « Quod si ea quœ legimus de his rebuSy sufficienter édita in latino sermone aut non sunt^ aut non inveniuîitur, aut cerie difficile a nobis tnvefuri queunt^ grœcœ autem linguœ non sit nobis tantus habitas, ut talium rerum libris legenais et intelligendis ullomodo reperiamur idonei^ quo génère litterarum ex iis quœ nobis pauca interpretata sunt^ non dubito cuncta quœ uliliter qucerere possumus contineri ; fratribus autem nonvaleam rcsistere jure quo eis servus factus sum /7agitantibus^ ut eorum in Christo laudabilibus studiis lingua ac stilo meOy quas bigas in me charitas agitai^ maxime serviam ^. » Dans sa réfutation de Pétilieu , rédigée vers 400, il se montre, s'il est possible, plus explicite encore. « Je possède très-peu, dit-il, la langue grecque, et ce que j'en possède n'est presque rien. » — a Et ego quidem grœcœ linguœ perparum assecutus sum, et prope mhiP. » Et ses actes correspondent à ses aveux. Car, pour ne mentionner que quelques faits entre beaucoup d'autres, on le voit, d'un côté, presser

Page 1