‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 389 sur 539 · opère, ciiato , p · texte numérisé non relu

opère, ciiato , p

premières lueurs de la divine lumière, après laquelle il avait tant soupiré.

« J'avais retenu des livres des philosophes beaucoup de choses certaines et vraies sur les créatures, écrivait-il. Je comparais ces principes avec ceux de Manichéen »

«Vous fites tomber entre mes mains, ô mon Dieu, parle moyen d'un homme gonflé d'un immense orgueil, quelques livres des Platoniciens^ traduits du grec en latin; et là, je lus, non pas, il est vrai, dans les mêmes termes que dans vos livres, mais les mêmes vérités démontrées de mille manières différentes : « Qu'au com- (i mencement était le Verbe, que toutes choses ont été c( faites par lui, et que sans lui rien n'a été fait... ^. »

Et ailleurs, Augustin déclare qu'il brûla du désir de rompre ses chaînes, du moment qu'il eut pris connaissance de quelques ouvrages de Platon ^, et qu'il les eut rapprochés, autant qu'il était en lui, des livres où sont exposés avec autorité les divins mystères*.

On l'entend encore rappeler avec eftusion, d'après SimpUcien, évéque de Milan, qu'un Platonicien disait qu'il fallait graver en lettres d'or et mettre en vue dans toutes les Églises, aux lieux les plus apparents, ces premières paroles de l'Évangile selon saint Jean : « Le Verbe était dès le commencement et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ^ »

Mais quelles sont, au juste, les lectures auxquelles fait

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