De Musica, lib. V, cap. v
court, ces souillures de rânie consistent dans l'amour de tout ce qui n*est pas Tâme et Dieu. Plus une âme est purifiée de ces souillures, et plus elle contemple facilement le vrai. Or vouloir voirie vrai, afin de purifier son Ame, quand il faut qu'elle soit purifiée pour qu'elle voie le vrai, c'est assurément un contre-sens et une contradiction *. » Si l'intelligence est le fruit de la raison, « l'intelligence est surtout la récompense de la foi. » Qu'on ne cherche donc pas à comprendre afin de croire; mais que l'on croie afin de comprendre, «/wtelleeius merces est fidei. Ergo noliquœrere intelligere ut credds; sed crede ut intelligas^ »
L'autorité et l'autorité divine exige la foi. Mais croire ce n'est point être crédule*. Croire, ce n'est pas davantage se laisser imposer par l'opinion. L'intelligence est le fruit de la raison, la croyance le fruit de l'autorité, l'opinion le fruit de l'erreur. Toute intelligence est en même temps croyance et croyance aussi toute opinion ; mais toute croyance n'est pas intelligence ; et là, où il y