‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 391 sur 539 · Contra Àcademicos , lib. HI, cap, xvii · texte numérisé non relu

Contra Àcademicos , lib. HI, cap, xvii

plus près de nous que Platon*. » Et quel homme n'est-ce pas que celui « qui a reconnu Dieu comme Tunique auteur de toute la nature, le dispensateur de Tintelligence et Tinspirateur de cet amour qui est la source d'une bonne et heureuse vie ^? »

Cependant, Augustin n'a point tardé à se désenchanter de Platon jusqu'à contester son originalité. Il est vrai qu'après avoir fait du philosophe grec un disciple du prophète Jérémie, il reconnaît son erreur. Mais, s'il se rétracte sur un nom propre, il n'en maintient pas moins le fond des choses.

« Platon n'a pu, pendant ses voyages, ni voir Jérémie mort depuis si longtemps, ni lire en langue grecque une version des Écritures qui n'était pas encore faite. Mais ce qui me déciderait presque à affirmer que Platon n'a pas été étranger aux Livres saints, c'est la réponse faite à Moïse : « Je suis celui qui suis. » Or, voilà ce que Platon a soutenu avec force... Je ne sais si on trouverait cette pensée dans aucun monument antérieur à Platon, excepté le livre où il est écrit : « Je suis celui qui

« suis'. »

Et plus loin, se dégageant des enthousiasmes de sa jeunesse : c< Si on croit qu'après Platon il n'y ait rien à changer en philosophie, écrit-il, d'où vient que sa doctrine a été modifiée par Porphyre en plusieurs points qui ne sont pas de peu de conséquence *? »

Il y a plus. Prenez Augustin à la fin de sa carrière , quelle

!. De CivUate Dei , lib. VIU, cap. v. Cf. Ibid.^ cap. i et il.

2 De Civiinte Dei, ilb. XI , cap. xxv.

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