Ibid t lib. X, cap. xxx
106 cuapithe: i.
nouvelle atténuation de langage à Tendroit de Platon !
Sans doute, lorsque Platon bannit les dangereuses fictions des poètes, il parait comme un vrai demi-Dieu, puisqu'il s'oppose au caprice insensé des divinités païennes * ; sans doute aussi, il serait plus convenable et plus honnête de lire les livres de Platon dans un temple consacré à ce philosophe, que de voir des prêtres de Cybèle se mutiler dans le temple des démons^; mais, ajoute Augustin, a s'il faut dire ici le fond de notre pensée, nous ne croyons pas que Platon soit un dieu, ni un demi-dieu ; nous ne le comparons à aucun des saints anges ou des vrais prophètes de Dieu, ni à aucun apôtre ou martyr de Jésus-Christ, ni même à aucun chrétien '. »
Et, aussi', ^, ce n'est pas sans une sorte de dédain qu'Augustin parle « de la beauté du style de Platon, et des quelques vérités répandues dans ses écrits*. »
Mais ce sont les Rétractations qui contiennent, sur la philosophie platonicienne, le dernier mot de Tévêque d'Hippone.
« J'ai regret, écrit Augustin s'accusant lui-même, j'ai regret, et avec juste raison, aux éloges excessifs que j'ai donnés dans les Académiques (3, 17, 37) à Platon, aux Platoniciens et aux philosophes académiciens; des impies ne méritaient pas d'être ainsi prônés, alors surtout qu'il importe de défendre la doctrine chrétienne