Ibid,, Mb, XXn, cap. xxviu
contre les dangereuses erreurs qu'ils ont propagées '. »
Quoi qu'il en soit de ces variations des sentiments d'Augustin, et quelque afiaibli qu'ail fini par être s'on respect pour Platon, on ne saurait douter que la doctrine du fondateur de l'Académie n'ait été une de ses inspirations les plus puissantes. Cherchons à démêler ce qu'il lui doit.
On peut, ce semble, après une étude attentive, poser les quatre affirmations suivantes :
1^ Augustin a connu exactement Platon en beaucoup de parties.
2<' 11 l'a méconnu en beaucoup d'autres, et lui a prêté des vues qui ne sont pas les siennes.
3° Entre Augustin et Platon se rencontrent d'essentielles différences, qui tiennent notamment au dogme que représente l'évêque d'Hippone.
i"" Le génie d'Augustin n'en reste pas moins, en somme , comme marqué à l'empreinte du génie de Platon.
Reprenons successivement ces différentes assertions.
l"" Augustin a connu exactement Platon en beaucoup de parties.
tt Platon, écrivait Augustin, a professé qu'il y a deux mondes : un monde intelligible, où habite la vérité ellemême; un monde sensible, qu'il est manifeste que nous sentons parla vue et par le tact. Le premier est le monde de la vérité; le second le monde de la vraisemblance, lequel a été fait à l'image du premier. En conséquence, il ajoutait que c'est en habitant dans le premier monde