RtiractatUnum lib. I , cap. i
que rame qui se connaît affine pour ainsi dire, et purifie en elle la vérité; tandis que les sots, dont le second monde est la demeure, ne peuvent point engendrer en eux la science, mais Topinion ^ »
Cette doctrine a été pour Augustin comme une révélation. En effet, on a eu raison d'affirmer qu'il lui a fallu Platon pour apprendre que la sensation est si peu la mesure du vrai, que la première démarche d'qne âme philosophe doit être de quitter la région du visible pour rentrer en soi. Or, Fauteur de la République a distingué : la conjecture, etxada; la foi, Tctar'ç; la raison discursive, Stovota; la raison proprement dite, voûç. A sa suite, Tauleur de la Cité de Dieu a franchi tous ces degrés ^.
Incontestablement, ce n'est qu'aux clartés du Platonisme qu'Augustin est parvenu à comprendre qu'il y a un monde immatériel, purement intelligible, dont le monde des corps et de la sensation n'est qu'une obscure et éphémère manifestation'. Mais cela même était toute une philosophie. Car admettez cette donnée, et aussitôt la dialectique est fondée, dont le progrès irrésistible saisit, entraîne, élève l'âme vers la région des idées. C'est pourquoi, ce n'est pas seulement la foi à l'invisible, le mépris du monde sensible, le rappel de l'âme à elle-même, mais encore la marche ascendante de la raison humaine vers le Verbe, et du Verbe à Dieu par les vérités éternelles, tout un système de principes enfin,