Platoni^ Opéra omnia; The»tetu» ^ XXV, p
il4 CHAPITRE I.
vers le ciel; » et ailleurs, que « peut-être est-il au ciel un modèle de la république véritable, pour quiconque veut le contempler et régler sur lui son âme ' ; » il est sans doute permis de trouver dans ces paroles quelquesunes des prémisses d'où saint Augustin tire sa magnifique mais inconciliable opposition des deux Cités.
2" Toutefois, si Augustin a connu exactement Platon en beaucoup de parties, il Ta méconnu en beaucoup d'autres, et lui a prêté des vues qui ne sont pas les siennes.
Mentionnons, pour mémoire, quelques inexactitudes de détail.
«( Platon, écrit Augustin, divisa la philosophie en trois branches : la morale, qui regarde principalement l'action; la physique, dont l'objet est la spéculation; la logique enfin, qui distingue le vrai du faux^. » Or, on Ta observé, « on chercherait vainement dans les dialogues de Platon cette division régulière de la philosophie en trois parties, qui n'a été introduite que plus tard, après Platon, et même après Aristote. Il semble que saint Augustin n'ait pas sous les yeux les écrits de Platon et ne juge sa doctrine que sur la foi de ses disciples et à l'aide d'ouvrages de seconde main'. »
« Platon et Porphyre, écrit encore Augustin, ont aperçu chacun certaines vérités qui, peut-être, en auraient fait des chrétiens, s'ils avaient pu se les communiquer l'un à l'autre. Platon avance que les âmes ne