‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 403 sur 539 · Hetractationum lib. I , cap. i · texte numérisé non relu

Hetractationum lib. I , cap. i

3. Contra Acadimicos, \ib. ni,cap. xx. Cf. Foucher. Ou vr.cUé, p. 39.

cherche point ce que Ton sait ne devoir jamais trouver. Il 86 demande, ensuite, à quoi tient la fausse opinion que le vulgaire s'est faite de ces philosophes. Et il affirme, après Cicéron, que si les nouveaux Âcadéjniciens ont paru différents des premiers, c'est qu'ils ont eu à réfuter les Stoïciens'. En un mot, il estime que leurs sentiments ont été les mêmes que ceux de Platon ^. Que s'ils les ont dissimulés, c'est qu'ils ont dû céder, et A^ugustin les en loue, à la nécessité des temps ^.

tt Arcésilas, écrit-il, me paraît avoir agi très-prudemment et avec une rare opportunité, à une époque où les intelligences étaient envahies par les doctrines matérialistes de Zenon sur le monde, sur Tàme et sur Dieu, eu ensevelissant dans des profondeurs impénétrables la doctrine de l'Académie comme un trésor que devait découvrir un jour la postérité^. »

Ainsi, il n'est pas permis d'en douter. Loin d'avoir été un adversaire des Académiciens, Augustin, et luimême le déclare ^, les a imités autant qu'il a pu.

En somme donc, Foucher avait parfaitement raisou d'invoquer les écrits de saint Augustin en faveur des Académiciens. Toutefois, l'ingénieux restaurateur de la doctrine académique ne s'apercevait pas ou ne voulait pas s'avouer qu'il arguait d'une équivoque. Car, en définitive, ce ne sont point les Académiciens véritables

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