Epistola 1, Hermogeniauo
DES SOUBCES GKECQUES ET ORIENTALES. 125
que suit Augustin, mais des Académiciens imaginaires, puisqu'il s'obstine à voir en eux, contrairement à l'opinion commune, qui est le vrai, des Platoniciens non pas déchus, mais déguisés.
Mais ce ne sont pas uniquement les Académiciens qu'Augustin a confondus avec les Platoniciens.
Cette confusion en a amené une autre dans son esprit. Avec les Académiciens et les Platoniciens, il confond les Péripatéticiens.
Déjà Cicéron avait avancé que les Académiciens et les Péripatéticiens sont une même secte sous deux noms * . Augustin rappelle cette assertion et la fait sienne. « De très- habiles gens se sont rencontrés, remarque-t-îl, qui ont établi qu'il y a entre Aristote et Platon un tel accord, que des esprits ignorants et inattentifs peuvent seuls les opposer l'un à l'autre^. » Et dans la Cité de Dieu^ il n'hésite pas à écrire : « Tel est le sentiment des Platoniciens et des Aristotéliciens, car Aristote, fondateur du Péripatélicisme, est un disciple de Platon ^. » Par conséquent, quoique ailleurs, parlant encore d' Aristote, « disciple de Platon, homme d'un esprit éminent, inférieur sans doute à Platon par l'éloquence, mais de beaucoup supérieur à tant d'autres, il le représente comme le fondateur d'une école dissidente*; » il ne parait pourtant pas se douter des différences radicales, des oppositions flagrantes qui séparent le disciple et le maître. La polémique passionnée de l'auteur de la Métaphysique