‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 412 sur 539 · Cf. Confesnionum lib. XUI, cap. xi · texte numérisé non relu

Cf. Confesnionum lib. XUI, cap. xi

long de relever en détail tousles emprunts qu'il lui fait, de rapporter toutes les citationsqu'il en transcritdansses ouvrages, tantôt pour les combattre, tantôt pour s*en autoriser '. La Lettre à Aiiébon; le Livre de l'Abstinence; le Traité du Retour de tâme vers Dieu ; la Philosophie des oracles ;\es Principes de la théorie des intelligibles^ et le fameux écrit Contre les chrétiens^ que l'Église a anéanti, c'est-à-dire les principales compositions de Porphyre paraissent lui être connues. Il semble même qu'il s'y soit attaché plus qu'à aucun autre monument de la philosophie alexandrine. En effet, d'une^ part, quoiqu'il soit certain que Victorin n'avait point négligé Plotin, ne fût-ce que parce qu'il a reproduit ses idées dans son Traité contre Arius; c'était surtout les ouvrages de l^orphyre qu'il s'était appliqué à faire passer en latin ^. D'autre part, tandis que Plotin, qui est, avant tout, un métaphysicien, insiste peu sur les questions morales et religieuses, ce sont celles, au contraire, qui occupent particulièrement Porphyre. C'est pourquoi, on peut dire que l'auteur du Traité du Retour de l'âme vers Dieu a été pour Augustin, plus encore peut-être que l'auteur des Ennéades^ toute l'école d'Alexandrie ^

Cependant, ne craignons pas de le redire. Ici encore, ce qui a manqué à saint Augustin, c'est la connaissance directe et exacte des textes. De là vient qu'il n'a pas tu de l'Alexandrinisme des notions précises; et, ce qui est plus grave, qu'il a confondu le Platonisme

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