‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 417 sur 539 · EpUtola CXVlll , Dioscoro (410), cap. iv · texte numérisé non relu

EpUtola CXVlll , Dioscoro (410), cap. iv

DES SOURCES LAllNES. 439

de la doctrine de Platon et le Traité du Monde \ sont par lui souvent cités ^.

Il se montre ainsi initié à l'espèce de trilogie que Tauteur des Florides a consacrée aux trois plus beaux génies de la Grèce moraliste, logicienne et naturaliste, c'est-à-dire à Socrate, à Platon et à Aristole*.

Ce n'est pas tout. Varron et Aulu-Gelle complètent pour Augustin, l'érudition philosophique dont il est redevable à Cicéron. L'éloquent apologiste a pratiqué Varron à ce point, que c'est grâce surtout aux nombreuses citations ou analyses qu'il en a faites, que nous connaissons les compositions philosophiques de cet ami de Cicéron, et très- expressément son traité De Philosophia*. Qnantà Aulu-Gelle, il ne se contente pas de le mentionner : il le déclare, «écrivain non moins recommandable par l'élégance de son style que par l'étendue et l'abondance de son érudition ^ »

Toutefois, après Cicéron, il n'est pas, sans contredit, chez les Latins, de prosateur qu'Augustin ait autant fréquenté que l'auteur des Lettres à Ludlius^

\. n Ce Iruité, écrit M. Bétolaud {Trad, d'Apulée, t. Il, p. 298), est une reproduction souvent littérale de celui qu'Arirtote a écrit sur 1b même matière et qui porte le môme nom. » M. Barthélémy Saint- Hiiaire, dans son savant Mémoire sur la Physique d'Aristote, répudie, v.ï\ etTet , pour le Slagirite le traité De Mundo par Apulée. Comptes rendus de l'Académie des sciences morales et politiques, lu'iWvi'ôécemhre I9G1.

2. De Civitate Dei , \\h. IV, r^ip. ii; lib. Vil , cap. xiv ; lib. IX, cap. XVI, XVII.

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