Ibid,, ibid.,p
iique^ Principia Dialecticœ^ qu'eurent en grande faveur les Scolastiques, que l'abrégé des Catégories , Categoriœ decem^ qui a été introduit par les théologiens de Louvain dans la collection des œuvres de saint Augustin. Or, quelque intelligence que l'illustre évéque eût acquise du traité d'Aristote S il est depuis longtemps avéré que Touvrage qu'on a mis sous son nom ne saurait lui être rapporté. Vers le onzième siècle, les nominalistes cessaient d'invoquer son autorité.
<t Cessit Augustinus Aristoteli, écrit Du Boulay, ei christianus gentili^ cujus videlicet dialectica tradi ccepit temporibus Berengariis ^. »
L'écrit attribué à saint Augustin n'est d'ailleurs qu'un abrégé, et c'est expressément à la version des Catégories par Boëce que les docteurs du moyen âge ont dû la connaissance de cette première partie de VOrganon.
Ainsi, quelque répandues et persistantes qu'aient été, à ce sujet, les illusions, il demeure constant qu'Augustin ne doit point compter, dans l'École, parmi les représentants de la syllogistique proprement dits.
C'est surtout dans le champ do. la psychologie et de la métaphysique, que se manifeste Tinfluence de saint Augustin philosophe. Mais là, plus d'une fois, elle devait être décisive, à cette époque de transition, où, l'ancienne philosophie expirant, se formait la pensée moderne, et où sur les débris des systèmes s'établissaient les dogmes chrétiens.