De Statu Animx,\\h. 11, cap. ix, p
INFLUENCE DE S. AUGUSTIN AVANT LE XVll*^ SIÈCLE. 157
augustinien dans le Traité de VAme par Cassiodore *. Au fond de la Calabre, dans sa pittoresque retraite de Viviers, le ministre désabusé de Théodorie ne cesse de méditer les écrits de Tévêque d'Hipponeet d'en célébrer la beauté. On le voit, par exemple, dans ses Institutions aux lettres divines'^ ^ recommander extrêmement la lecture du Combat chrétien^ de Agone christiano.
Ouant à la Cité de Dieu, dont Paul Orose déclarait que les dix premiers livres sont « des rayons éclatants ; )) qui, au septième siècle, inspirait les compositions historiques d'Isidore de Se ville; que Charlemagne avait en si singulière prédilection; dont au douzième siècle, révoque Othon de Freysingen, oncle de l'empereur Frédéric Barberousse, suivait le plan, en rédigeant rhistoire de son temps ; dont enfin Charles V le Sage récompensa la première traduction française par son conseiller Raoul de Presles ; quant à cet ouvrage capital, Cassiodore exhorte à en lire sans cesse les vingtdeux livres et à ne s'en dégoûter jamais. On connaît aussi le mot de Charlemagne : « Ah ! s'écriait ce puissant fondateur d'empire , si j'avais seulement autour de moi douze clercs instruits dans toutes les sciences comme Tétaient saint Jérôme et Augustin! » Alcuin, à qui saint Jérôme et saint Augustin étaient très-familiers, observait que ce n'était pas là un désir modeste.
Comme Cassiodore, comme Claudien Mamert, Alcuin dans son Traité de la Nature de VAme^ de Ratione Animœ, reproduit également les vues de Tévêque