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mystiques; et parmi la foule fanatique d'Aristote, il n'y a point de Platoniciens, depuis les Victorins jusqu'à Bernard et Amaury de Chartres, Guillaume de Conches, le commentateur du Timée\ et Honoré d'Autun; depuis saint Bernard et saint Bonaventure jusqu'à Vincent de Beauvais, à Henri de Gand et à Gerson , qui ne se soient inspirés beaucoup sans doute, par l'intermédiaire de Scot, des écrits du faux Denys, mais aussi des ouvrages mêmes de Tévêque d'Hippone. Non-seulement les Victorins reproduisent dans leurs compositions mystiques ses données les plus familières sur le progrès vers Dieu, mais encore ils se font ses commentateurs, comme Hugues de Saint- Victor, qui rédige au douzième siècle une explication de la Règle de saint Augustin , et que le cardinal Du Perron appelle la seconde âme de saint Augustin. Il suffit, d'autre part, d'ouvrir V Itinéraire de VAme ve7's Dieu et les Sept chemins de l'éternité par saint Bonaventure, il suffit d'entendre le Docteur Séraphique qualifier la doctrine de Platon c( d'antique et de patricienne, » pour se convaincre qu'il a intimement pratiqué saint Augustin. C'est en s'appuyant, à son tour, sur des textes d'Augustin, que Vincent de Beauvais se montre Platonicien et s'élève au monde invisible des idées ^. Henri de Gand, de son côté, ne cite guère Platon que d'après saint Augustin^. Il en est enfin de saint Bernard comme de